Paris climat 2015 – une obligation de résultat sinon rien

 

Paris climat 2015 – une obligation de résultat sinon rien

 

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, La Ville de Paris s’apprête à accueillir la 21e Conférence des Parties (COP21) sur le climat.

Pas moins de 196 Délégations, plus de 40 000 représentants de tous horizons confondus dont près de 20 000 issus de la société civile : ONG, syndicats, associations, etc. mais également observateurs, représentants des pays vont se rendre à cet événement unique et crucial pour le devenir de notre planète.

Malgré la ratification du protocole de Kyoto le 11 décembre 1997 lors de la 3e Conférence des Parties à la Convention (COP 3) qui visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre : dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d'azote et trois substituts des chlorofluorocarbones et une kyrielle d’autres conférences mondiales sur le climat, l’impact des activités de l’homme ne cesse d’influer sur le réchauffement climatique.

L’année 2014 et ses records de température viennent confirmer l’échec cuisant du sommet de Copenhague et nous rappelle l’urgence absolue de trouver un accord universel international contraignant pour limiter la hausse des températures à l’échelle mondiale.  

La COP 21 constitue en soi une formidable opportunité pour l’humanité d’agir enfin de manière responsable  notamment en donnant naissance à un accord cadre international qui définisse les conditions d’un développement juste et responsable pour l’ensemble des états et respectueux du climat.

Cette exposition médiatique relayée par pas moins de 3000 journalistes et également l’occasion unique d’une prise de conscience collective de l’urgence d’agir en faveur du climat.

Les dernières catastrophes climatiques sont là pour nous rappeler que la nature est souveraine et que nous n’avons d’autres alternatives que de changer nos comportements individuels et collectifs.

Paris climat 2015 prend une dimension particulière et marque une nouvelle ère d’aborder le développement économique et social non plus au détriment de l’environnement mais en accord avec l’environnement.

Etats, entreprises, collectivités, ONG,  associations peuvent et doivent agir en faveur de l’intelligence collective.

Exit les climato-sceptiques, Exit les intérêts individuels, Exit les lobbyistes, Exit la médiocrité, Exit le dogmatisme et vive la raison, vive la diplomatie climatique.

Avec un budget prévisionnel de 187 millions d’euros et l’organisation en parallèle du 4 au 7 décembre à Paris d’un sommet des gouvernements locaux pour le climat, sous l'égide de Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU), la COP 21 s’annonce certes complexe mais pas impossible d’un point de vue historique.

Paris 2015 à l’instar de Kyoto 1997 a une obligation de résultat et non de moyens pour aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant permettant de lutter efficacement contre le dérèglement climatique et d’impulser / d’accélérer la transition vers des sociétés et des économies résilientes et sobres de carbone.

Rappelons que l’accord qui entrera en vigueur en 2020 devra traiter des efforts à réaliser par chaque pays (en fonction de leurs besoins et capacités)  pour réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de contenir le réchauffement climatique global à 2° Celsius.

Il devra également  aborder la façon dont les sociétés devront s’adapter aux dérèglements climatiques déjà existants.  

Pour nos générations futures, l’essentiel est à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.